Quand le théâtre amateur embrase Berneau : cap sur les Rendez-vous d’ARTscène
À Berneau, lorsque les lumières s’éteignent et que le rideau frémit, c’est tout un territoire qui se met à vibrer au rythme des voix, des corps et des imaginaires. Avec leur cinquième édition, les Rendez-vous d’ARTscène s’annoncent comme une parenthèse précieuse, un théâtre à hauteur d’humain, où l’authenticité l’emporte sur l’apparat et où chaque représentation devient une rencontre.
Une scène vivante, ancrée et passionnée
Du 22 au 26 avril 2026, la salle d’« Al Vîle Cinse » à Berneau accueillera ce festival désormais bien installé dans le paysage culturel de la Province de Liège. Ici, pas de vedettariat tapageur, mais une constellation de compagnies amateures dont l’engagement et la générosité font toute la force. Sélectionnées parmi plus de cinquante troupes, cinq formations viendront défendre leur univers, chacune avec sa couleur, son souffle et son regard.
Car c’est bien là l’esprit des Rendez-vous d’ARTscène : un théâtre de proximité, profondément incarné, où l’on vient autant pour être touché que pour partager. On y goûte une forme de sincérité rare, presque artisanale, où chaque geste compte et chaque mot porte.
Cinq soirées, cinq tonalités
La programmation, pensée comme une traversée sensible, mêle comédies, théâtre musical et écritures contemporaines :
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Mercredi 22 avril à 20h
« Histoires à lire debout » de Jean-Paul Alègre, par la compagnie Scène Qui Peut. Une comédie vive et malicieuse, qui joue avec les mots et les situations avec une réjouissante légèreté. -
Jeudi 23 avril à 20h
« Ne me libère pas, je m’en charge », création collective des Aquoibonistes. Un théâtre musical en mouvement, où l’invention scénique dialogue avec l’énergie du groupe. -
Vendredi 24 avril à 20h
« Le squat » de Jean-Marie Chevret, par le Théâtre Royal Caritas. Une comédie ancrée dans le réel, où les tensions sociales deviennent matière à jeu. -
Samedi 25 avril à 20h
« Une promenade de santé » de Nicolas Bedos, portée par La Didascalie. Derrière le titre faussement léger, une mécanique grinçante et jubilatoire. -
Dimanche 26 avril à 15h
« La maîtresse de mon fils » d’Alexis Macquart, à nouveau par le Théâtre Royal Caritas. Une comédie de situation aux ressorts efficaces, idéale pour clôturer le festival sur une note enlevée.
Le théâtre comme lieu de partage
Ce qui frappe, au-delà des titres, c’est la promesse d’une expérience collective. Les Rendez-vous d’ARTscène ne sont pas qu’une succession de spectacles : ils composent un espace de circulation des émotions, un lieu où les spectateurs deviennent complices, presque partenaires de jeu.
On y vient pour rire, bien sûr, mais aussi pour être surpris, ému, parfois bousculé. On y vient surtout pour retrouver ce que le théâtre a de plus essentiel : la présence.
Une invitation à franchir le seuil
Accessible, chaleureux, profondément humain, le festival propose une politique tarifaire à l’image de son esprit : ouverte et accueillante, avec des formules permettant de découvrir un spectacle ou de s’immerger dans l’ensemble de la programmation.
À quelques minutes de Visé, Berneau deviendra, le temps de cinq jours, un véritable foyer de création et de partage. Une invitation simple, mais précieuse : pousser la porte, s’asseoir, et laisser le théâtre opérer.
Car aux Rendez-vous d’ARTscène, il ne s’agit pas seulement de voir des spectacles. Il s’agit de les vivre.

