L’Impressionnisme, une histoire belge : la lumière s’invite à nouveau à La Boverie
Le rideau est désormais tombé sur « Les coulisses d’une collection » à La Boverie. Peintures, sculptures et bronzes ont retrouvé le calme et la pénombre de leurs réserves, après avoir dévoilé durant plusieurs mois quelques-uns des trésors méconnus des collections liégeoises.
Mais à peine cette exposition refermée, un nouveau grand rendez-vous artistique se prépare déjà dans les salles du musée.
Cet automne, La Boverie nous entraînera sur les traces d’un mouvement que l’on croit bien connaître, mais dont l’histoire belge réserve encore de belles découvertes : L’Impressionnisme, une histoire belge.
La Belgique, terre d’impressionnisme
De Paris à Bruxelles, l’exposition « L’Impressionnisme, une histoire belge » racontera comment, à la fin du XIXe siècle, la Belgique devint l’un des foyers les plus fertiles de la modernité artistique européenne.
Du 9 octobre 2026 au 29 mars 2027, près de 150 œuvres provenant de collections belges et internationales seront réunies à La Boverie. Peintures, dessins et autres œuvres permettront de suivre les échanges, les influences et les confrontations entre artistes français et belges, dans une période où les conventions académiques volaient progressivement en éclats.
Car l’impressionnisme ne s’arrêtera pas aux frontières françaises. À Bruxelles, alors véritable capitale de l’avant-garde européenne, une nouvelle génération d’artistes s’emparera elle aussi de la lumière, de la couleur et de la peinture en plein air pour regarder le monde autrement.
Un dialogue inédit entre artistes belges et français
L’un des grands intérêts de cette exposition sera précisément de faire dialoguer les artistes belges avec les grandes figures françaises de l’impressionnisme.
James Ensor, Théo Van Rysselberghe, Anna Boch ou Émile Claus seront ainsi confrontés à Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Camille Pissarro ou Alfred Sisley. Des rapprochements qui permettront de mesurer les affinités, mais aussi les différences entre deux traditions artistiques qui participèrent, chacune à leur manière, à l’émergence de la modernité.
Le parcours réunira des œuvres issues de plus d’une trentaine d’institutions prestigieuses, parmi lesquelles plus d’une vingtaine de musées belges, mais également de grandes institutions internationales comme le Musée d’Orsay ou le Petit Palais de Genève.
Une place particulière sera également accordée aux femmes artistes, longtemps restées dans l’ombre de l’histoire officielle de l’impressionnisme. Juliette Wytsman, Yvonne Serruys ou Jenny Montigny permettront ainsi de redécouvrir une autre facette de cette aventure artistique.
Voir autrement un mouvement que l’on croit connaître
Au-delà de la réunion exceptionnelle de ces œuvres, « L’Impressionnisme, une histoire belge » entend proposer un regard renouvelé sur cette période décisive de l’histoire de l’art.
La scénographie, pensée autour de dispositifs contemporains et de technologies innovantes, accompagnera le visiteur dans un parcours à travers plusieurs décennies de création. Elle permettra notamment de comprendre comment les artistes belges ont assimilé, transformé et parfois dépassé les recherches de leurs homologues français.
Entre Paris et Bruxelles, c’est ainsi une histoire européenne de l’impressionnisme qui se dessinera à La Boverie.
Une histoire faite de rencontres, d’influences, de rivalités et surtout d’une même volonté : saisir la lumière, traduire les sensations et réinventer notre manière de regarder le réel.
À l’automne, La Boverie nous invitera donc à porter un nouveau regard sur l’impressionnisme… et à redécouvrir combien la Belgique fut, elle aussi, une terre essentielle de cette révolution artistique.
L’Impressionnisme, une histoire belge
La Boverie – Liège
Du 9 octobre 2026 au 29 mars 2027
Une exposition à suivre dans les prochaines semaines dans Cyberliège Magazine.
Le regard de Cyberliège Magazine
L’impressionnisme est souvent associé à la France, à ses paysages, à ses boulevards et à ses grands maîtres. Pourtant, à la même époque, la Belgique connaissait elle aussi une véritable effervescence artistique.
Avec cette exposition, La Boverie nous proposera de déplacer quelque peu notre regard. En confrontant les œuvres des impressionnistes français à celles de leurs contemporains belges, elle montrera combien notre pays participa pleinement à cette révolution du regard et à l’émergence de la modernité artistique européenne.
Au-delà des noms célèbres, cette confrontation permettra surtout de redécouvrir des artistes belges parfois moins connus du grand public et de mesurer l’originalité de leurs recherches sur la lumière, la couleur et la perception du réel.
Une histoire belge de l’impressionnisme qui mérite assurément d’être redécouverte.
