Mérites liégeois 2026 : celles et ceux qui font vivre la Cité ardente

Derrière les Mérites liégeois, il y a surtout des femmes, des hommes et des associations qui donnent de leur temps à la Cité ardente.

À Liège, le patrimoine ne se trouve pas uniquement dans les musées, les monuments ou les vieilles pierres. Il est aussi humain. Il se transmet, s’invente, se partage et, surtout, se fait vivre au quotidien par celles et ceux qui s’investissent dans leur ville.

À l’occasion des Fêtes de Wallonie, les Mérites liégeois 2026 ont été remis ce dimanche 20 septembre, lors de la séance académique organisée à l’Opéra Royal de Wallonie.

Cette distinction met à l’honneur des femmes, des hommes et des associations dont l’engagement citoyen, professionnel ou bénévole contribue à la renommée, à la convivialité, à l’ouverture et à l’animation de la Cité ardente. Une sélection qui, cette année encore, traverse des univers aussi différents que le folklore, la culture, l’artisanat, la gastronomie, le sport, l’hospitalité, l’action sociale ou la vie associative.

Le folklore du XV Août, mémoire vivante de Liège

Impossible de parler de Liège sans évoquer son folklore. Six associations emblématiques des fêtes du XV Août ont été distinguées à travers leurs représentants :

  • Francis Atta, pour la République libre d’Outremeuse ;
  • Eric Peters, pour l’ASBL Royal Bouquet ;
  • Crys Honhon, pour l’ASBL des Géants ;
  • Pascal Rodeyns, pour la Commune libre de Roture ;
  • Pierre Demarteau, pour l’ASBL Roture ;
  • Michel Charlier, pour les Marcatchous d’Sint-Foyen.

Une reconnaissance collective qui souligne le rôle de ces acteurs dans la transmission des traditions populaires liégeoises et dans cette capacité toute liégeoise à faire de la fête un véritable patrimoine vivant.

Des savoir-faire qui font rayonner Liège

Avec Virginie Ancion, c’est un métier d’art qui est mis à l’honneur. Dans son atelier de la rue de la Madeleine, la modiste du Chapeau d’Or crée et restaure des couvre-chefs, perpétuant un savoir-faire artisanal qui continue à trouver sa place dans la ville.

Autre univers, autre passion avec Michele Mancini, figure de la Pizzeria Pugliese, récompensé pour quarante années consacrées à une adresse devenue familière aux Liégeois. Ici, le patrimoine passe aussi par la table, les habitudes et les lieux où l’on aime se retrouver.

La culture comme moteur de la Cité

La création culturelle occupe également une place importante parmi les lauréats.

Jean-François Jaspers, directeur du Micro Festival, est distingué pour avoir porté pendant seize ans un événement culturel indépendant et écoresponsable qui a progressivement dépassé les frontières de Liège.

Marie-Josée Delecour représente quant à elle le Théâtre Arlequin, institution qui fait vivre depuis près de 70 ans un théâtre populaire, exigeant et accessible.

Et parce que la musique appartient elle aussi à la mémoire collective, Édouard Timmermans, président de la Royale Union Chênéenne, est récompensé alors que la fanfare célèbre ses 70 ans. Une belle manière de rappeler que certaines traditions ne survivent que parce que des générations successives acceptent de les faire entendre.

Une ville qui se construit aussi par la solidarité

Les Mérites liégeois 2026 mettent également en lumière celles et ceux qui consacrent leur énergie aux autres.

Rachel Spits et Christiane Theunissen sont distinguées pour leur engagement au sein de La Bulle d’A.I.R., maison communautaire qui œuvre depuis 25 ans à favoriser l’autonomie et l’inclusion des adultes porteurs d’une déficience intellectuelle.

Xavier Bruyère, à la tête de l’ASBL Sainte-Walburge, représente un engagement associatif profondément ancré dans la vie du quartier.

Marvin Desaive, coordinateur de la Maison Arc-en-Ciel de Liège, est quant à lui récompensé pour son action en faveur de l’écoute, de l’inclusion et des droits des personnes LGBTQIA+.

Quartiers, médias, sport et hospitalité

Le paysage des Mérites liégeois serait incomplet sans celles et ceux qui font vivre les quartiers et les réseaux qui les relient.

Luc Gochel, président de la Royale Maison de la Presse et de la Communication de Liège, est distingué pour son engagement au sein de cette institution du paysage médiatique liégeois.

Marc Noirhomme, président du Comité de quartier Saint-Laurent, contribue pour sa part à développer les initiatives citoyennes, la convivialité et le dialogue entre habitants.

Du côté sportif, Claudy Galler et Olivier Langaskens représentent le Royal Fayenbois Tennis & Padel Club, dont l’histoire s’inscrit dans près de 90 ans de vie associative et sportive.

Enfin, Vanessa Sari, directrice du BLOOMA Hôtel, est récompensée pour son action dans le domaine de l’hospitalité, du tourisme d’affaires et du développement durable.

Des parcours différents, une même ville

Ce qui frappe dans cette édition 2026, c’est précisément la diversité des parcours réunis sous une même distinction. Un géant de procession, une fanfare, une modiste, un festivalier, une restauratrice, un journaliste, des responsables associatifs, des acteurs de la solidarité, du sport ou de l’hospitalité…

Des univers qui pourraient sembler éloignés les uns des autres, mais qui ont un point commun : ils participent chacun, à leur manière, à faire de Liège une ville vivante.

Et c’est peut-être là que réside le véritable intérêt des Mérites liégeois : rappeler que l’identité d’une ville ne se résume jamais à ses monuments. Elle se construit aussi avec des personnes qui donnent de leur temps, de leur énergie, de leur talent ou simplement l’envie de faire vivre quelque chose avec les autres.

Cyberliège Magazine adresse toutes ses félicitations aux lauréates, aux lauréats et aux associations distingués lors des Mérites liégeois 2026.

À toutes et à tous : bravo pour votre engagement et merci de contribuer, chacun à votre manière, à faire vivre Liège !

 

Le regard de Cyberliège Magazine

Une ville ne se résume décidément pas à ses bâtiments.

Elle a besoin de ceux qui organisent, transmettent, créent, accueillent, jouent, cuisinent, enseignent, défendent, rassemblent… et parfois simplement de ceux qui ont décidé de ne pas laisser disparaître une tradition.

Les Mérites liégeois ont cette particularité intéressante de réunir dans une même cérémonie des univers qui, au premier regard, n’ont pas grand-chose en commun. Pourtant, mis bout à bout, ils racontent quelque chose de Liège.

Une ville où le folklore côtoie la création contemporaine, où une fanfare peut être aussi importante pour la mémoire collective qu’un musée, où une petite association de quartier peut contribuer à la qualité de vie autant qu’une grande institution.

Bref, une ville qui ne tient pas seulement debout grâce à ses murs, mais aussi grâce à celles et ceux qui continuent à la faire vivre.

Et ça, à Liège, mérite effectivement quelques applaudissements.