L’Hôpital de Bavière se raconte en bande dessinée

Quand une jeune dessinatrice raconte l’histoire de l’Hôpital de Bavière à Liège

En parcourant les rayons de la librairie « Toutes Directions » à Liège, je suis tombé presque par hasard sur une bande dessinée qui, à coup sûr, rappellera bien des souvenirs aux Liégeois qui ont connu l’ancien Hôpital de Bavière.

Intitulée Une balade à travers l’histoire de l’Hôpital de Bavière, cette création de Bulle Magadi, de son vrai nom Manon Gadisseux, propose une manière originale de redécouvrir ce lieu emblématique de la Cité ardente et les presque quatre siècles de son histoire, de 1602 à 1987.

Au-delà du plaisir de la lecture et du dessin, cette petite publication offre surtout un moyen ludique, accessible et vivant de transmettre l’Histoire et le Patrimoine de Liège. Car derrière les murs de Bavière, ce sont aussi des générations de Liégeois, de patients, de soignants et de médecins qui ont laissé leur empreinte dans l’histoire de la ville.

Formée à Saint-Luc Liège, la jeune autrice et illustratrice liégeoise porte sur cette histoire un regard contemporain. À travers son récit, elle fait dialoguer passé, présent et futur, tout en s’intéressant aux hommes et aux femmes, aux difficultés et aux injustices qui traversent cette longue histoire.

Autoéditée en collaboration avec l’ASBL R d’Ateliers, cette bande dessinée constitue ainsi une belle rencontre entre création contemporaine, mémoire collective et patrimoine liégeois.

Une manière, finalement, de redécouvrir Bavière autrement… en tournant simplement les pages.

Le regard de Goupil

« Moi, quand j’ai vu cette BD dans les rayons de « Toutes Directions », je me suis dit : tiens donc… Bavière en bulles !Et puis j’ai commencé à feuilleter. Et là, pas besoin d’être historien, médecin ou ancien patient de l’hôpital pour se laisser embarquer.J’aime bien cette idée : prendre un morceau de l’histoire de Liège, le mettre en dessins et le rendre compréhensible sans lui enlever son importance.Parce que le patrimoine, ce n’est pas seulement ce qu’on conserve derrière des vitrines ou ce que l’on photographie sur une façade. C’est aussi ce que l’on raconte, transmet et fait revivre.Alors, si vous passez chez Toutes Directions… ouvrez l’œil ! Et, accessoirement, ouvrez la BD. »